





La qualité architecturale de l'hôtel a souvent été mise en avant. La cour est munie d'un système d'éclairage. : La Voix du Nord Pierre de taille et briques, modèle classique, entre cour et jardin. Ainsi se présente l'hôtel Dubois de Fosseux, situé rue du Marché-au-Filé. Il a été construit en 1749 par Philippe Ferdinand Dubois de Hoves, seigneur de Fosseux, terminé par son fils en 1789.
Premier maire d'Arras en 1790, Ferdinand Dubois de Fosseux était membre de l'Académie d'Arras en 1785. Il y fut le parrain de Robespierre. Dubois de Fosseux aurait accueilli des sociétaires des Rosati dans la grande salle, aujourd'hui bureau du président Mourier des Gayets. Il y aurait rencontré Carnot, qui l'appela comme chef de la comptabilité au ministère de la Guerre.
Dubois de Fosseux vend son hôtel en 1802 à Jean-Marie Harle, receveur général des finances du Pas-de-Calais. Son fils le cède en 1824 au vicomte Alexandre de Casa. L'hôtel change encore de propriétaire en 1833. En 1859, André Calluand le revend à un négociant, Édouard Deletoille-Colin. L'hôtel est habité par la famille Deletoille jusqu'en 1914. Une aile servait de bureau et de dépôt pour la fabrique de bonneterie.
Devenu prison et dégradé pendant la Première Guerre, l'hôtel a été vendu à une communauté religieuse, qui installa une chapelle dans l'actuelle salle d'audience, datée d'avant le Second Empire.
En 1956, l'État rachète le bâtiment et l'attribue à la conservation des hypothèques puis, jusqu'en 1982, à un service de gestion de la sécurité sociale des fonctionnaires. La Chambre régionale des comptes s'y installe en 1987, après de lourds travaux de rénovation et d'extension. L'aile Rosati a été adjointe à l'hôtel : ancienne propriété de l'Évêché, elle abritait une institution pour personnes âgées, la Maison Saint-Joseph. Ses origines remonteraient au XVII e siècle.
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