





« Quelles actions pouvons-nous encore mener ? » C'est à cette question que souhaitaient répondre les élus du Nord et du Pas-de-Calais concernés par la fermeture de la base aérienne de Cambrai-Épinoy, réunis hier à la mairie de Cambrai. En cette fin de mois de juillet, une douzaine étaient présents. Le député-maire de Cambrai François-Xavier Villain est revenu sur les compensations d'ores et déjà avancées par l'État. Et notamment sur les dix millions d'euros : « Plusieurs dossiers sont déjà en cours, comme l'aménagement du parc d'activités de Niergnies. Nous ne souhaitons pas qu'ils entrent dans le cadre de ces compensations. » L'annonce phare de l'État est sans nul doute celle du transfert à Cambrai de la direction centrale du commissariat général de l'armée de terre (671 personnes). « Une annonce significative qui n'est pas un gadget. C'est le plus gros transfert du pays, le fruit de notre mobilisation », remarquent les élus. « Nous veillerons à ce que tous ces engagements soient tenus », lance François-Xavier Villain. « Nous savons que les engagements pris sous le coup de l'émotion peuvent être remis en cause et, de cela, nous ne voulons pas. C'est pourquoi nous souhaitons la venue du président de la République », a redit le sénateur Jacques Legendre.
Au grand regret des présents, quatre élus socialistes ont fait savoir hier à la presse qu'ils prenaient leurs « distances avec cette unanimité factice ». L'ensemble des conseillers municipaux concernés par cette fermeture est invité mardi soir à Cambrai afin d'être associé à ce suivi. S. Z.
PHOTO MAX ROSEREAU
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