

PAR SAMUEL COGEZ
arras@lavoixdunord.fr PHOTOS SAMI BELLOUMI
Hier matin, place Bernard-Chochoy, à Arras. Au pied d'un sapin, des fleurs témoignent de la douleur ressentie par les proches de Maxime Bouvet. À l'endroit même où leur copain s'est effondré, samedi, peu après 14 heures, terrassé par un coup de couteau porté par celui qui fut pourtant l'un de ses amis. Un jeune de 19 ans qui pratiquait le football avec lui, et devait même l'accompagner l'après-midi à la mer, avec quelques copains. Las.
Pour une « embrouille » datant de la veille au soir, le ton serait monté entre les deux. Le plus jeune serait alors monté chercher un couteau, puis l'a utilisé, frappant Maxime au niveau du ventre, selon les premiers éléments de l'enquête. Malgré l'arrivée rapide des pompiers et le massage cardiaque pratiqué, Maxime décédera. « Je croyais qu'il avait eu un malaise, se souvient Murielle, sa mère, entre deux sanglots. Comme il y avait du monde autour de lui, et qu'un ami le tenait, je suis descendue. Il ne parlait déjà plus. Je l'ai vu partir dans mes bras... » La mère de Maxime et la majorité des résidents du quartier Saint-Michel, s'accordent sur un point : « C'est un coup de couteau idiot, mon fils est mort gratuitement, sans raison particulière, ni drogue, ni argent, ni filles... » Moins d'une heure après avoir fui, l'auteur présumé du coup de couteau était interpellé par la police puis, placé en garde à vue. Il est ressorti du commissariat hier, pour être présenté au parquet de Béthune, désormais chargé des affaires criminelles arrageoises. Des poursuites judiciaires pour meurtre ont été décidées et, en attendant, le jeune agresseur a été placé en détention provisoire.
Au-delà de leur douleur, les proches de Maxime évoquent un jeune homme « très protecteur », surtout pour ses deux soeurs, Mathilde, 15 ans, et Justine, 11 ans, démolies par la tristesse. « Il pouvait être impulsif, mais comme tout le monde, il disait toujours qu'il ne nous laisserait pas, qu'il nous aiderait », lâche Murielle. « Il voulait qu'on fasse mieux que lui, pour les études », susurre Mathilde, sa soeur.
Depuis trois semaines, Maxime Bouvet travaillait au sein de l'agence d'intérim Adia. Dans le câblage, « puis au bureau d'études, c'était ce qu'il voulait », se remémore sa mère, qui souhaite désormais quitter la résidence.
Sylvie, Arras : "Incompréhensible"
J'ai vu le faire part de décès de Maxime dans le journal mais je ne connaissais pas la raison ; je pensais à un accident de voiture au sortir d'une boite de nuit ; j'avais découpé l'avis car il m'avait ému car il ressemblait à mon fils et j'ai même failli me rendre à l'enterrement mais je n'ai pas osé ; j'adresse mes condoléances à la famile mais je me demande comment les parents vont survivre à cette atrocité ; j'aimerais bien sûr en savoir plus sur l'histoire et le débile qui a fait un geste pareil sur un copain ; j'espère qu'il sera condamné très sévèrement, se permettre d'enlever une vie devrait être puni de la même façon pour le coupable ! Bon courage à ses parents, je pense fort à eux
Sylvie (07/06/2008)