Calquées l'une sur l'autre dans leur principe, ces formules de « passerelles » entre entreprises et demandeurs d'emploi ont des finalités bien différentes, selon Jean-Pierre Dezoteux, directeur de l'ANPE Bellevue à l'initiative des Rencontres de mercredi prochain : « Notre cible, c'est l'apprentissage et les contrats de professionnalisation. Pour ces contrats, les recrutements ont lieu en juin et juillet. Les formations débutent en octobre. » Le principe de ces formations qualifiantes, directement aux prises avec la réalité d'une activité en entreprise, traîne encore les pieds. Question d'image ? « Il y a un vrai besoin et une vraie attente nationale, confirme Jean-Pierre Dezoteux. La filière d'insertion professionnelle baisse depuis plusieurs années. » Et pourtant, des métiers dits « en tension » réclament des jeunes en formation, avant l'embauche éventuelle : boucherie, boulangerie, pâtisserie, hôtellerie, restauration, bâtiment et industrie.
En face, « sur l'Artois-Ternois, la représentation des jeunes sans emploi est supérieure à la moyenne nationale. Ça justifie d'avoir un regard et qu'on prenne une initiative », note Jean-Pierre Dezoteux. Reste à savoir si les attentes des entrepreneurs et celles des candidats à l'emploi sont susceptibles de se rencontrer. C'est tout l'enjeu de la manifestation, qui verra la présence d'une vingtaine d'organismes de formation.
Au coeur des 1 500 m² dédiés, les offres d'emploi seront regroupées sur sept pôles d'activité, représentés également par les chambres consulaires, ou des fédérations. « On favorise la rencontre », résume Jean-Pierre Dezoteux. Avec, à la clé, « des entreprises qui recrutent dans l'immédiat ou à court terme ». Autre avantage : il sera aussi possible de faire connaissance avec l'apprentissage ou la professionnalisation, qui affichent des chiffres d'insertion professionnelle enviables. •