





Après l'annonce de la dissolution du 601e RCR, les élus arrageois ont examiné la compensation financière de l'État (6 ME), jugée « insuffisante ». Autre enjeu : que deviendront les 72 ha de friches militaires, comptabilisés en ville à l'horizon 2009 ? Les réflexions sont conditionnées par l'attitude de l'État : sera-t-il vendeur, ou pas ?
En la matière, ce dernier n'a pas laissé que de bonnes impressions. Des projets ont gravité autour de la caserne Schramm, abandonnée en 1993, sans aboutir : un centre défense deuxième chance, une école de police... Personne n'ose imaginer que la citadelle - et sa chapelle du XVIIe siècle- subisse le même délaissement. Le ministère a laissé entrevoir une possible cession du site « à un coût adapté », aux collectivités. Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur-maire d'Arras et président de la communauté urbaine, exclut cette hypothèse : « N'étant pas prévenus, nous n'avons rien prévu dans les budgets ni sur le plan urbanistique. Nous n'avons pas besoin d'équipements structurants ni les moyens d'entretenir ce patrimoine.
» Il envisage tout au plus « un rôle d'animateur ou de porteur de projet », si des investisseurs privés se manifestaient. « Avant tout, il faut faire un diagnostic global sur les 72 hectares concernés, et voir comment on peut les utiliser », estime-t-il. L'objectif étant de dénicher un projet qui compenserait l'impact économique du départ des 850 militaires et civils du 601e .
BENOÎT FAUCONNIER
Soyez le premier à donner votre avis