













Lundi, de nombreux établissements de nuit ont ratifié la charte. Leurs efforts seront observés. : La Voix du Nord PAR SAMUEL COGEZ
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« La majorité des commerçants respectent la vie nocturne. Mais dès qu'il y a un problème, les riverains les mettent dans le même sac ». C'est partant de ce constat que la municipalité, par la voix de Thérèse Willot, a eu l'idée de cette charte de vie nocturne. « Ce ne sera pas un moyen de répression, mais un label de qualité pour promouvoir une offre nocturne respectueuse », a poursuivi lundi l'adjointe au cadre de vie. Une initiative en lien avec le parquet, la préfecture et la CCI d'Arras.
Si cette charte n'a pas pour but de sanctionner les non-signataires, les établissements les moins scrupuleux feront l'objet d'une procédure, en accord avec la préfecture. Rien de nouveau. La charte vient formaliser un ensemble de bons principes, et non se substituer aux lois.
Le texte s'articule autour de neuf engagements en vue de l'obtention d'un label de qualité, made in Arras. Les établissements devront respecter les lois, ainsi que les horaires d'ouverture et fermeture. Le bon ordre dans et aux abords de l'enseigne devra être préservé. La conformité sonore devra être soignée (et des compléments d'études menés si nécessaire). Si les discothèques ou cafés diffusent de la musique, ils devront fermer les portes et régler légalement les droits à la SACEM. La propreté des terrasses sera surveillée, comme la collecte des déchets. Enfin, la lutte contre la toxicomanie et l'alcoolisme devra être encouragée.
Tous ces points seront étudiés à la loupe, trimestriellement, par la mairie, la communauté urbaine, la police, la DDASS et le parquet d'Arras. Les plus respectueux se verront remettre un label (photo ci-dessous) qui fera l'objet de campagnes de communication municipales et communautaires, gratuitement. « Le but reste que vous fassiez des affaires », a plaidé Francis Dumarquez, de la CCI.
Présents lundi lors de l'exposé de cette charte, des cafetiers ont toutefois fait part de leurs inquiétudes : « Je me sens responsable de mon établissement, a souligné la patronne du Couleur Café. Mais il nous arrive de faire des écarts. On ne peut pas être toujours au top, et j'ai peur que ce soit ce que vous nous demandez. Notre métier est compliqué ». Une crainte qu'a voulu apaiser Nathalie Lansay, à la Ville : « Nous ne voulons pas vous stigmatiser mais sortir du lot ceux qui jouent le jeu ».
> LES DIX-HUIT ENGAGÉS Couleur Café, Jean Bart, La Coupole, Café Georget, Brussel's, Eurostar, Le Leffe, Café de la Paix, le Gin Fizz, le Baobab, le Vertigo, le Saint-Germain, le Loft, L'Estaminet, La Féria, L'Historic Pub, Le Bateau du Ch'ti et le Pavillon.
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