





Chantal Schott et son fils ont déjà été relogés. Ils sont rares dans ce cas. Mais les propositions devraient s'accélérer. PHOTO PIERRE LE MASSON : La Voix du Nord Chantal Schott est consciente de sa « chance ». Elle est une des premières relogées de la tornade. Son ancien logement était au 72, rue Aimé-Collet. Était, car avec le déluge, la toiture s'est envolée, les fenêtres et les volets ont explosé, l'étage s'est effondré. Elle a passé une nuit dans le fauteuil avec son fils. Mais dès lundi, à 15 heures, on lui a remis les clefs de son nouvel appartement situé dans un autre quartier d'Hautmont.
Contrairement aux autres bailleurs sociaux, Habitat du Nord n'avait recensé dans son parc que cette dame comme vraiment sinistrée. D'où la vitesse d'action.
Chantal a hésité à quitter « MA MAISON », comme elle articule en majuscules avec les yeux qui brillent. « On a dû lui promettre qu'on lui rendrait neuve. Elle nous a même écrit un courrier », sourit, touchée, la directrice de l'agence Hainaut-Val de Sambre. La nuit de lundi à mardi, Chantal l'a encore passée chez elle. Puis mardi, elle a emménagé. « J'ai dormi là, avec mon fils. Il a 27 ans quand même... », s'amuse-t-elle, un peu gênée, en montrant le canapé. On lui dit de se rapprocher de la mairie ou de la Croix Rouge pour avoir un matelas et à manger. Hier, elle n'avait pas encore le gaz et l'eau chaude. « J'ai un peu honte de demander ça », souffle cette dame peu aisée mais très digne.
« Au moins, ici, le toit, il tient. » Un toit en attendant que les travaux soient effectués dans sa maison. Et là, elle n'a pas de délai. L. D.
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